Projet EPIK

EPIK : Projet d'Intensification des lits K de la Maison d'ados AREA+, Epsylon asbl

Génèse du projet

Suite au constat de l'augmentation exponentielle des demandes de traitement auprès des acteurs des soins de santé mentale en Belgique, particulièrement en psychiatrie infanto-juvénile hospitalière, des ressources supplémentaires ont été libérées en 2021 par le SPF Santé, afin d’intensifier les soins dans les services hospitaliers (lits pédopsychiatriques à temps plein K, à temps partiel de jour K1, à temps partiel de nuit K2, lits de psychiatrie juvénile médico-légale UTI, lits de psychiatrie juvénile médico-légale de crise).


L’objectif de ce projet d’intensification est de faciliter les admissions dans les services hospitaliers de psychiatrie infanto-juvénile, ainsi que les sorties des enfants et adolescents qui souffrent de problèmes psychiques graves, multiples et complexes, dont le traitement déborde les moyens des soins ambulatoires (consultations et équipes mobiles) et nécessite une prise en charge (semi-)résidentielle. Ce projet d’intensification des soins dans les lits de psychiatrie infanto-juvénile (repris de manière générique sous l’appellation « lits K ») a donc pour but d’améliorer la capacité d’accueil de ces unités de soin, en améliorant le flux d'entrée, de transit et de sortie des enfants et adolescents qui y sont traités. Le nombre d'enfants et d'adolescents qui y sont pris en charge y sera ainsi augmenté.


Ce projet d’intensification entre dans le cadre de la nouvelle politique de santé mentale pour enfants et adolescents. Une convention a ainsi été conclue entre l’état belge, représenté par M. Frank Vandenbroucke, ministre des affaires sociales et de la santé publique, et Epsylon asbl (réseau de soins psychiatriques), représenté par le Dr Eric Debersaques. La Maison d’ados AREA+, clinique psychiatrique pour adolescents qui fait partie d’Epsylon, comprend plusieurs unités résidentielles (Unité de Bilan et Traitement : lits K, Unité de Traitement Intensif : lits médico-légaux UTI et lits médico-légaux de crise) et semi-résidentielles (hôpital de jour Le Thipi : K1, Internat Thérapeutique : K2) qui sont concernées par ce projet d’intensification. AREA+ a donc créé une équipe pluridisciplinaire pour assurer les missions reprises dans le projet d’intensification des lits K et l’a baptisée « EPIK », acronyme d’Epsylon Projet d’Intensification K.

Pour toutes questions ou informations complémentaires, vous pouvez prendre contact avec M. Zahedi, responsable de l’équipe EPIK : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Mission et fonctionnement de l'équipe PIK

En accord avec la charte éthique et la charte qualité d’Epsylon (réseau de soins psychiatriques), la mission de l’équipe EPIK est de développer une réponse de qualité, à partir des meilleures pratiques actuelles, aux difficultés que rencontrent les adolescents qui sont concernés par un traitement dans les unités hospitalières résidentielles et semi-résidentielles d’AREA+, soit qu’ils se préparent à une hospitalisation, soit qu’ils en sortent. Le travail de l’équipe EPIK consiste donc en une prise en charge thérapeutique en amont et en aval de l’hospitalisation de ces jeunes, en prêtant une attention particulière à l’articulation des soins entre le réseau thérapeutique ambulatoire et les équipes thérapeutiques hospitalières.

 

1. Travail en amont du traitement hospitalier :

En attendant le traitement hospitalier d’un.e jeune à AREA+, l’équipe EPIK se consacre à un travail de prévention, d’accompagnement et de suivi du jeune, en collaboration avec sa famille et son réseau, dans son lieu de vie et en dehors de celui-ci. Les rencontres avec le/la jeune et avec sa famille ont pour objectif de préparer l’hospitalisation et elles peuvent se soutenir de certaines activités médiatisées, quand la parole est encore difficile à investir.


Cette prise en charge concerne les jeunes qui sont en attente d’une admission pour un traitement hospitalier ou qui sont encore en réflexion quant à certaines conditions de celui-ci (acceptation et engagement de participation aux soins, p. ex.). L’indication de leur traitement hospitalier a donc été préalablement validée par un psychiatre d’AREA+.


Le cas échéant, la prise en charge par l’équipe EPIK peut s’avérer suffisante et le projet d’hospitalisation peut être alors différé, voire annulé, en concertation avec le réseau ambulatoire et avec un psychiatre d’AREA+.

 

2. Travail en aval du traitement hospitalier :

Lorsque le traitement hospitalier d’un.e jeune arrive à son terme, l’équipe EPIK peut être sollicitée par les médecins hospitaliers d’AREA+ pour renforcer les acquis de l’hospitalisation et accompagner le/la jeune dans la suite du traitement. Les objectifs définis peuvent varier, soit qu’ils visent à soutenir le passage de relai au réseau thérapeutique ambulatoire, soit qu’ils concernent la concrétisation de certains projets en dehors de l’hôpital (réintégration du lieu de vie familial ou institutionnel, reprise scolaire, projets d’autonomie, investissement d’activités de loisir ou de formation…).


Les rencontres avec les jeunes et leur famille se font sur rendez-vous, de manière régulière, à domicile ou en dehors. Certaines activités collectives (sportives, artistiques...) organisées à AREA+ peuvent aussi être proposées aux jeunes par l’équipe EPIK.


Un bilan du suivi est fait avec le jeune, sa famille, son réseau ambulatoire et l’équipe EPIK après 6 semaines. Le suivi peut alors s’arrêter ou être reconduit pour une durée identique.


Ces suivis en amont et en aval du traitement hospitalier impliquent que l’équipe EPIK puisse aussi rencontrer les jeunes concernés pendant leur hospitalisation à AREA+, afin de créer et de maintenir la relation nécessaire au suivi thérapeutique. L’équipe EPIK peut ainsi intervenir durant l’hospitalisation, en collaboration avec les équipes thérapeutiques des unités concernées, au travers d’entretiens, d’accompagnements ou d’activités spécifiques, tantôt individuelles et tantôt collectives.